UN VOYAGE DANS MES LIVRES

SLIMANI Leïla - Sexe et mensonges - La vie sexuelle au Maroc

Cette écrivaine est née en 1981

 

 

J'aurais pu commenter :

  • "Dans le jardin de l'ogre"   publié en 2014,

 

  • et "Chanson douce"   qui avait obtenu le Prix Goncourt 2016.

 

 

Mais, j'avais préféré rédiger mes chroniques sur ces deux ouvrages publiés en 2020 et 2022 présents dans mon blog :

 

SLIMANI Leïla - "Le pays des autres"

 

SLIMANI Leïla - "Regardez nous danser"

 

 

Il s'agissait pour moi de comparer le Maroc d'hier raconté par les habitants que j'avais rencontrés lors de mes nombreux voyages avec celui de cette écrivaine talentueuse.

 

Cliquer sur les liens suivants :            MAROC - Du Nord au Sud et au Centre

 

MAROC -Lire pour se distraire !

 

 

Plus tard, j'avais découvert   " Le diable est dans les détails",     un livre sorti en 2016.

 

Même si je ne l'ai pas commenté dans mon blog, la liberté de parole de Leila SLIMANI avait retenu mon attention.

 

Une amie qui a vécu au Maroc et qui a vu mes photos dans mon

blog de voyages PASSIONS-OXYGENE.blog4ever.com m'a offert : 

"Sexe et Mensonges - La vie sexuelle au Maroc" - sorti en 2017 en me priant d'en parler.



 

 

Sexe-et-mensonges

 

 

 

 

 

Que dire ?

 

Ce livre n'est pas un roman.

Il s'apparente à une enquête qui parle de la condition féminine des femmes marocaines en leur donnant la parole sur leur sexualité.

 

 

Cette analyse m'a rappelé le statut de la femme française avant la révolution de mai 1968.

 

Il fut un temps en France où le corps n'appartenait pas à la femme. Dans la majorité des cas, elle était née pour subir, pour se marier, avoir des enfants de préférence de sexe masculin, pour travailler dur, pour ne pas déshonorer la famille par son inconduite. Parfois, même on lui imposait un homme qu'elle n'avait pas choisi.

 

La sexualité existait, mais elle était tabou et une femme qui avait un enfant hors du mariage était considérée comme une femme de mauvaise vie.

 

L'analyse de Leila SLIMANI tirée des confidences qu'elle a recueillies de quelques femmes marocaines pointe du doigt les difficultés que cette société rencontre encore en 2017 pour porter un autre regard sur le corps de la femme.



Son style journalistique n'accable pas les hommes victimes de l'éducation qu'ils ont reçue. Elle dénonce seulement une situation dans un phrasé qui ne laisse aucune place à la polémique, mais qui se distingue par son courage.

 

Pour ma part, je considère que ce féminisme qu'elle représente peut changer les choses en mettant les hommes et les femmes les uns près des autres et non les uns contre les autres.

 

La route sera longue pour ceux qui souhaitent que cette situation évolue dans un pays où les barrières à abattre sont nombreuses.

 

D'autres sujets auraient pu être évoqués : tourisme sexuel, emprisonnement des femmes adultères, des prostituées et des homosexuels ou de tous ceux qui se suicident.

En 2016, le Maroc enregistrait 1013 suicides répartis de la façon suivante : 613 femmes et 400 hommes.

Les femmes marocaines se suicident d'après les militantes pour dépressions sévères, violences conjugales, mère célibataire tombées enceintes hors mariage et qui ne veulent pas garder leur bébé.

L'Islam possède des mots pour définir cette honte que représente le suicide qui est peu ou pas du tout évoqué, mais qui existe.

 

Avec ce livre, Leila SLIMANI affiche une autre facette de sa personnalité qui la range près de toutes celles qui ont eu le courage de faire avancer la cause des femmes.

 

Espérons que les nouvelles générations modifieront le statut des femmes dans le monde entier en abordant ce sujet avec la même impartialité que Leila SLIMANI.



 

 

Cet avis n'engage que moi.



 

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13/12/2023
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