UN VOYAGE DANS MES LIVRES

MAURIAC François - "Génitrix"

Cet écrivain est né le 11 octobre 1885 à Bordeaux.

 

 

 

 

 

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Dans cet ouvrage paru en 1923, nous retrouvons la famille Péloueyre du « Baiser au lépreux ».





« GENITRIX » est un roman plus autobiographique.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle François MAURIAC prétendait en 1937 que c’était un de ses romans préférés ?





Résumé

 

Mathilde Cazenave, petite instructrice de province et femme de Fernand Cazenave, gît dans son lit atteinte d’une infection provoquée par une fausse couche.

 

Sa belle-mère Félicité Cazenave née Péloueyre la hait, car elle lui a « volé » son fils unique Fernand, un vieux garçon de 50 ans.

 

Une nuit, elle ne viendra pas en aide à sa bru au moment où cette dernière aurait eu besoin de secours. Au petit matin, Mathilde Cazenave sera retrouvée morte.

 

Fernand réalisera qu’il a perdu la seule personne qui apportait un peu de vie dans un univers familial oppressant. Il commencera à lui vouer un culte intérieur démesuré.

 

Félicité Cazenave comprend que « la morte » a gagné.

 

Elle ne supportera pas de voir son fil s’enfermer dans la chambre de sa défunte femme, ne plus manger, et repousser ses tentatives de rapprochement. Elle utilisera toutes les ficelles de son machiavélisme pour reconquérir son fils.

Mais, victime d’une attaque cérébrale, elle finira dans une chaise et succombera rapidement.

 

Fernand se retrouvera seul en tête à tête avec la vieille bonne de la famille, Marie de Lados.

 

Curieusement, Fernand ne souffrira pas de la mort de sa mère et l’amour posthume qu’il éprouvait pour son épouse s’éteindra peu à peu.

Peut-être faisait-il partie de ces individus qui ne peuvent aimer que contre quelqu’un ?

 

Il acceptera sur les instances de Marie de Lados que Raymond, le petit fils de la vieille bonne et sa famille s’installent chez lui.

 

Cet homme faible comprendra à temps que ces gens veulent l’exploiter et dans un ultime soubresaut, il les chassera tous.



 

 

 

 

Une fois de plus, nous assistons dans ce récit à un huis clos d’une rare violence  avec la belle-mère, la belle-fille, le fils, la vieille bonne et sa famille.



 

 

L’amour est le grand absent !

 

D’ailleurs, peut-on parler d’amour lorsqu’il s’agit d’évoquer la relation fusionnelle de la mère et du fils ?

 

 

GENITRIX met le doigt sur l’attitude de ces mères qui affirment aimer leurs enfants, mais qui en fait les castrent.

 

Au XXIe siècle, les spécialistes les qualifient de « mères castratrices » avec la définition qui s’impose :

 

Son profil : qu’elle en ait conscience ou non, elle est en guerre avec les hommes, qu’elle veut mettre sous sa coupe. Pour la psychanalyse, c’est une femme qui veut le « phallus » (le pouvoir) pour elle seule. Dominatrice, autoritaire, elle fait marcher son petit monde à la baguette. Frontalement ou de manière plus souterraine, façon main de fer dans un gant de velours, elle rappelle à chaque instant à son fils qu’il n’y a qu’un maître à bord.



 

Ce roman a certes été écrit au XXe siècle, mais il conserve cependant une certaine modernité quand il s’agit d’étudier le cas de Mathilde Cazenave

 

 

Quant au fils, il subit l’amour démesuré  qu’elle lui impose.

La mort de son épouse lui permet de se rebeller à sa façon contre l’emprise exercée par sa mère. Mais en fait, il n’aime personne !

 

 

Comme je l’ai déjà souligné, les faits se déroulent dans le sud-ouest, dans ce milieu de propriétaires terriens où l’on ne se marie pas par amour. On unit deux fortunes et on rêve d’un héritier pour perpétuer la race.

 

Et puis, l’action se situe il y a cent ans !

Je le rappelle à nouveau à tous ceux qui seraient tentés de l’oublier.

 

 

 

Cet avis n’engage que moi.

 

 

 

 











08/01/2022
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