UN VOYAGE DANS MES LIVRES

VERCORS - "La puissance du jour"

La première partie écrite en 1946 s’appelle « armes de la nuit ».

 

Elle pourrait être utilisée par des enseignants pour expliquer ce qu’un homme a éprouvé dans des conditions aussi tragiques qu’une guerre comme fut celle de 1940/1945.

 

La guerre entre l’Ukraine et la Russie constitue un élément essentiel pour les amener à en comprendre l’horreur.



 

 

La suite s’intitule « la puissance du jour » et a été publiée en 1951.

 

 

 

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En fait, dans ce roman, on reparle du résistant Pierre Cange qui tente de retrouver sa qualité d’homme qu’il considère avoir perdue depuis qu'il est revenu du camp de concentration de Höchsworth.

 

Le narrateur reprendra la parole pour savoir ce qu’est devenu Pierre Cange dont il avait recueilli les confidences cinq ans plus tôt.

 

C’est ainsi que le lecteur retrouvera un Paul Cange encore brisé tant moralement que physiquement.

 

Pour le sortir de cette impasse, sa fiancée et ancienne compagne de lutte Nicole, décide d’élaborer un plan diabolique.

 

Pour cela, elle fera enlever et séquestrer un horrible collaborateur, le préfet Broussard qui pendant l’occupation en France dénoncera des résistants et commettra de terribles exactions. Pierre Cange en sera une des victimes.

 

Le Tribunal, constitué par d’anciens résistants et déportés, contraint Pierre Cange à réfléchir sur l’avenir qu’il envisage pour le Préfet Broussard à savoir sa mise en liberté ou sa mort.

 

Le narrateur livre des observations intéressantes sur les interrogations que se posent les membres du Tribunal et Pierre Cange.

 

Nous apprendrons plus tard le sort qui lui a été réservé et ce que cela a impliqué pour chacun des protagonistes.

 

Pierre Cange rencontrera aussi des Docteurs qui lui conseilleront d’assister à une opération à cerveau ouvert. Un événement qui l’amènera à réfléchir sur la condition humaine.

 

Le narrateur s’implique dans le récit en utilisant le journal de bord de Pierre Cange.

 

 

 

 

J'ai noté par exemple que le préfet Broussard fait partie de ces hommes  qui justifient leurs actes ignobles en obéissant à des ordres qui pour eux ne se discutent pas puisqu’ils viennent de l’autorité.

 

 

Je n’ai pas pu m’empêcher d’établir des comparaisons avec les discours tenus par Poutine sur la tragédie survenue en Ukraine.

 

 

 

 

 

 

Par contre, une phrase de Pierre Cange a retenu mon attention  :

 

«  Toute cette tyrannie impassible et sans borne. Le froid, le cancer, les assassins — et aussi notre aveuglement, notre faiblesse… Voilà notre ennemi, dit Pierre. Voilà notre combat, c’est ce combat qui fait de nous des hommes".

 

 

C’est ainsi que ses réflexions qu’il imposera à Nicole réveilleront son envie de récupérer sa qualité d’homme.

 

Pour cela, il  s’engagera dans la lutte antifranquiste en Espagne avec Nicole.

 

Malheureusement, Pierre sera sérieusement blessé. Mais, grâce à Nicole, il trouvera un sens à sa vie.

Ce que je laisse aux lecteurs de découvrir.

 

 

 

Ce roman s’achève par un épilogue sous forme de mise en garde :

 

 

Je sais maintenant que la qualité d’homme réside dans ce refus. Qu’elle y réside toute entière. […] À moi, il a d’abord fallu Höchswörth — il a fallu que je perde dans les flammes jusqu’au dernier respect de moi-même. Combien donc encore de flammes et d’horreurs faudra-t-il aux hommes aveuglés pour que leurs yeux s’ouvrent enfin à une vérité si claire ?

 

 

 

 

 

 

 

Ces textes sont douloureux, mais ils nous rappellent à tous que l'histoire se renouvelle toujours.

 

D'où l'intérêt de  la connaître pour mieux comprendre celle d'aujourd'hui.

 

Tout le monde ou presque peut s'informer. Mais encore faut-il le vouloir ?

 

 

 

 

Cet avis n'engage que moi bien sûr !

 

 

 

 

 

 

 



13/04/2022
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