UN VOYAGE DANS MES LIVRES

DORIN Françoise - "Tout est toujours possible"

 

Reparlons de cette dame dont l’humour a accompagné quelques générations de lecteurs, de passionnés de théâtre et de chansons.

 

Née en 1928 et morte en 2018, elle laisse derrière elle plus de 25 romans publiés, une vingtaine de pièces de théâtre et quelques chansons notamment « Que c’est triste Venise «  pour Charles Aznavour et  « N’avoue jamais » pour Guy Mardel.

 

Épouse de Jean POIRET dont elle divorça, elle vécut ensuite avec Jean PIAT, deux grands comédiens aujourd’hui décédés.

 

 

Les livres et le théâtre de Françoise DORIN attiraient tous ceux qui aimaient son humour, les situations vaudevillesques qu’elle créait où souvent les relations entre les hommes et les femmes étaient mises en scène.

 

Peut-être est-ce pour cette raison que ce livre conserve une certaine modernité même si les mœurs et les rapports entre les hommes et les femmes ont évolué ?

 

 

 

 

 

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L’histoire :

 

Elle, bourgeoise, de 18 ans s’éprend éperdument, de lui 19 ans, d’origine modeste.

 

Elle, pendant 34 ans, sera une épouse irréprochable qui fera tout pour préserver le bien être de lui, cet homme, qu’elle aime contre vents et marées. Elle oubliera qu’elle avait des passions, des aspirations.

Ils auront des enfants dont elle s’occupera, mais pas lui. Elle demeurera toujours souriante, disponible, efficace pour lui, pour tous sans jamais se plaindre.

 

Lui, il a été choisi. Il se consacre à sa carrière, néglige sa femme, mais pas ses maîtresses et applique parfaitement la formule  »je paie, donc tu dois me suivre ». D’autant qu’elle ne travaille pas.

 

Mais tout bascule, le jour où, celle qu’il surnomme  entre autres : le lac, la diva du quotidien, se réveille.

 

Il suffit d’une annonce indiquant que le nombre de couples qui se séparent après 50 ans a augmenté de 52 % en quatre ans pour que cette femme soudain se mette à exister non pas pour lui, mais pour elle.

 

Lui, il n’a pas voulu entendre ce message. Il a préféré en plaisanter avec son ami François que son épouse vient de quitter.

François qui est sa copie presque conforme et sa femme l’amie de, lui, celui qui pense qu’elle « le lac », « la diva du quotidien », ne l’abandonnera jamais.

 

Pour lui, les ennuis commencent avec justement l’histoire de François, mais il ne le sait pas encore.

Je laisse aux lecteurs le soin de découvrir la suite riche en situations cocasses, surprenantes, amusantes, intéressantes, et ce jusqu’à la fin du roman.



Les événements qui s’abattent sur l’existence des personnages font rire, font sourire, mais aussi réfléchir.

 

 

 

 

 

Je gage que certains couples se retrouveront dans cette histoire.

 

Comme toujours Françoise DORIN touche du doigt la difficulté pour les hommes et les femmes de vivre ensemble dans un style accessible à tout le monde.

 

Les choses ont-elles changé en 2022 ?

 

Chez certains oui, mais chez d’autres, la femme et l’homme occupent les mêmes postes pour des raisons identiques ou différentes.

 

 

J’ai aimé lire ce roman qui a l’avantage de distraire tout en décrivant des situations qui nous parlent encore à nous, lectrices ou lecteurs du XXIe siècle.

 

Certes, ce n’est pas un féminisme à la Simone de Beauvoir, mais c’est un féminisme qui laisse des traces qui donne des pistes pour tourner à la dérision un sujet qui ne l’est pas et qui concerne l’humain dans sa relation à l’autre.

 

Et puis, quel plaisir de redécouvrir cette écrivaine à la causticité revigorante !

 

Une qualité qui manque à la plupart des auteurs actuels et à tous ceux qui brandissent le féminisme comme une arme destructrice.

L’humour, c’est le rire, la vie  !

La haine, c’est les pleurs, la mort !



 

 

Un avis qui n’engage que moi !





 





 

 

 

 

 

 



29/10/2022
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