UN VOYAGE DANS MES LIVRES

ARNOTHY Christine - " J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir " - "Il n'est pas si facile de vivre"

C’est une femme de lettres, et journaliste née en 1930 — morte en 2015.

Elle a écrit pour le théâtre, la radio et la télévision.

 

Elle a été mariée à Claude Bellanger, qui fut l’un des compagnons de François Mitterrand pendant la dernière guerre.

 

C'est avec un roman autobiographie "J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir"  qu'elle deviendra célèbre.

 

 

 

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Quelques-uns de ses livres

 

  • J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir, 1955

  • Dieu est en retard, 1955

  • Il n’est pas si facile de vivre, 1957

  • Le Guérisseur,  1958

  • La Saison des Américains, 1964

  • Le Jardin noir,  1966, Prix des Quatre-Jurys.

  • Jouer à l’été,  1967

  • Aviva, 1968

  • chiche !, 1970

  • Un type merveilleux,  1972

  • Lettre ouverte aux rois nus,  1974

  • Le cavalier mongol, 1976, Prix de la nouvelle de l’Académie Française

  • J’aime la vie, 1976

  • Le bonheur d’une manière ou d’une autre, 1978

  • Toutes les chances plus une, 1980. Prix Interallié

  • Un paradis sur mesure,  1983

  • L’Ami de la Famille,  1984

  • Les Trouble-Fête,  1986

  • Vent Africain, 1989, Prix des Maisons de la Presse

  • Une affaire d’héritage,  1991

  • Désert brûlant,  1992

  • Voyage de noces, 1994

  • Une question de chance, 1995

  • La piste Africaine, 1997

  • La Dernière Nuit avant l’an 2000,  1997

  • Malins plaisirs, 1999

  • Complot de femmes, 2000

  • Embrasser la vie,  2001

  • On ne fait jamais vraiment ce que l’on veut,  2002

  • Aller-retour, tous frais payés,  2004

  • Une rentrée littéraire,  2004

  • Relations inquiétantes, 2005

  • L’Homme aux yeux de diamant,  2006

  • Donnant, donnant,  2007

  • Une valse à Vienne, 2009

  • La vie d’une manière ou d’une autre, 2010

 

etc......

 

 

Résumé

 

L’auteure y décrit les deux mois qu’elle a passés dans sa cave avec sa famille et les locataires de son ancien bâtiment lors du siège de Budapest en Hongrie en 1945.

 

Dans ses carnets, elle note son quotidien dans ces lieux où tout manque : l’eau, le chauffage, la nourriture. Elle y narre sa peur de mourir, le bruit des obus, et des balles et ses relations avec son entourage.

 

La ville de Budapest est encore occupée par les Allemands. Les survivants attendent les Russes censés les protéger.

Ils découvriront que les Russes sont aussi violents et aussi cruels que les Allemands.

 

Les parents de Christine ARNOTHY décident de s’enfuir dans leur maison de campagne où ils resteront pendant trois ans. Ils y vivront dans des conditions misérables.

 

Contraints de fuir à nouveau, ils arriveront après de nombreuses et douloureuses aventures en Autriche dans le camp de réfugiés de Kufstein.

 

 

Dans la suite  « Il n’est pas facile de vivre », nous retrouverons Christine  ARNOTHY dans cet endroit où s’entassent tous ceux qui ont fui leur pays.

 

L’auteure qui étouffe dans ce camp choisit de laisser ses parents et avec leur accord pour aller en France, un pays qu’elle admire et dont elle maîtrise la langue.

 

Elle deviendra nurse, rencontrera des difficultés dans ses nouvelles fonctions, se mariera, aura un enfant, continuera à écrire, retrouvera ses parents, et connaîtra la célébrité.



 

Que dire ?

 

L’histoire « J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir » rappelle « Le Journal d’Anne Frank » qui a été publié par son père, seul survivant de la famille, à partir du journal intime d’Anne FRANCK qu’elle a tenu de 1942 à 1944.

 

Dans les deux cas, il s’agit de témoignages.

 

L’une Anne FRANCK, juive allemande de 13 ans, exilée en Hollande, morte du typhus à Bergen-Belsen ne verra pas son rêve de devenir écrivaine se réaliser.

 

L’autre Christine ARNOTHY vivra et connaîtra la gloire.

 

 

Quand j’étais plus jeune, j’avais lu « J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir » ainsi que le « Le journal d’Anne Franck ».

 

Les résumer ne fut pas facile.

 

Un témoignage se lit. Le transformer en une chronique est un exercice plus complexe à réaliser.

 

Dans les deux cas, il s’agit de témoignages qui reflètent le talent indéniable de ces deux auteures.

 

Mon propos n’est pas de m'attarder sur l’écriture, même si le récit de Christine ARNOTHY semble avoir été rédigé avec plus de distance. Ce qui s’explique d’ailleurs par leurs parcours différents.

 

Mon but est d’inviter tous ceux qui s’expriment souvent à tort et à travers qu’il faut s’appuyer sur son passé, pour comprendre son présent et prévoir son avenir.

 

Ces récits du XXe siècle ressemblent malheureusement aux drames que vivent des réfugiés en Europe et dans  le monde au XXIe siècle.

 

 

Ils devraient figurer dans les bibliothèques de nos adolescents et même dans celles de nombreux adultes qui méconnaissent l’histoire de leur propre pays afin de les instruire et de les faire réfléchir.

 

Cela porte un nom : la curiosité !

 

 

 

 

La deuxième partie « Il n’est pas si facile de vivre"  aurait peut-être nécessité une autre approche. Son contenu m’a déçu.

 

J’aurais aimé en savoir plus sur la vie dans ce camp de réfugiés, sur le quotidien de Christine ARNOTHY à Paris, sur son métier de nurse, sa vie d’épouse, de maman. 

 

D’autant que parmi celles qui exerçaient le métier de nurse, certaines bénéficiaient d’une considération acceptable alors que d’autres été traitées comme des bonnes.

 

 

 

 

 

 

 

Cet avis n’engage que moi.

 

 

 

 

 

 



11/02/2024
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